Diabète gestationnel : les valeurs cibles avant et après le repas 

Si vous souffrez d’un diabète gestationnel, les valeurs de la glycémie constituent votre baromètre. Lorsque vos chiffres restent proches des valeurs de référence imposées par votre équipe médicale, alors le soleil brille et le moral est au top. Si vos relevés atteignent des sommets et que votre hyperglycémie semble incontrôlable, eh bien là, le temps tourne à l’orage et il convient de prendre quelques mesures pour faire redescendre ce taux de sucre sanguin sous les seuils autorisés.

Ces valeurs justement, quelles sont-elles pour une femme enceinte ayant un diabète de grossesse ? Quels sont les objectifs glycémiques à tenir jusqu’à l’accouchement ? Je vous dis tout immédiatement ! 

Diabète gestationnel : les valeurs de référence en préprandial (à jeun) et en postprandial (après repas)

Il convient de distinguer deux types de mesure de glycémie. La première mesure correspond au taux de glucose sanguin à jeun, c’est-à-dire au lever ainsi qu’avant le déjeuner et avant le dîner. Il s’agit de la glycémie préprandiale. La deuxième mesure se réfère au taux après chaque repas. Il s’agit de la glycémie postprandiale, que l’on prend deux heures après le début du petit déjeuner, du déjeuner et/ou du dîner

En cas de diabète de grossesse, les valeurs cibles sont les suivantes :

  1. Glycémie préprandiale : 0,95 g/L. Ici, j’attire votre attention sur le fait que les médecins ne retiennent pas tous le même chiffre ! J’ai vu trois endocrinologues et chacun d’entre eux m’a annoncé un taux de référence différent : 0,90 g/L pour l’un, 0,92 g/L pour l’autre. Quant à la dernière endocrinologue que j’ai consultée, elle m’a indiqué que la glycémie devait rester en-dessous de 0,95 g/L. C’est elle qui m’a suivie pendant mes sept mois de régime, c’est donc cette valeur que j’ai gardé comme objectif jusqu’à l’accouchement. 
  1. Glycémie postprandiale : 1,20 g/L. Là, il n’y a pas de discussion : tous les médecins annoncent le même chiffre ! 

Lorsque votre taux dépasse ces limites, vous vous trouvez en hyperglycémie. Autrement dit, la quantité de glucose présente dans votre sang est trop importante. 

Valeurs des glycémies pendant la grossesse : quels objectifs ?

Une courbe glycémique stable

Équilibrer son diabète quand on est enceinte (ou pas d’ailleurs) est un défi de tous les jours ! Le but, vous l’avez compris et les médecins vont certainement vous le dire et vous le répéter : rester au plus près des seuils de référence jusqu’à l’accouchement. En d’autres termes, il faut maintenir une courbe de glycémie la plus stable possible. 

Le diabétologue vous demandera certainement de relever votre taux plusieurs fois par jour, six fois en général pour un diabète de grossesse. Vous tiendrez un carnet de glycémie dans lequel vous reporterez toutes les valeurs obtenues dans le cadre de votre régime antidiabète. 

Je vous avoue qu’une ou deux fois, j’ai été tentée de tricher (mais ne l’ai pas fait) ! Un peu comme si je me retrouvais au collège avec un mauvais bulletin de notes que je n’osais pas montrer à mes parents. Car oui, votre carnet de glycémie sera examiné à la loupe par plusieurs professionnels de santé : endocrinologue (ou diabétologue), gynécologue et sage-femme quand vous la verrez pour les monitorings. Par contre, non, ne trichez pas hein !

Existe-t-il un seuil de tolérance ?

Que vous diront les médecins si vous leur présentez de mauvais scores ? J’ai envie de vous répondre : tout dépend de ce qu’ils entendent par mauvais scores… Je peux simplement vous faire part de mon expérience, de ce que l’équipe médicale m’a dit à moi (et qui ne vaut donc peut-être pas complètement pour un autre profil). 

Dans mon cas, des pics de glycémie occasionnels, disons autour de 1,40 g/L en postprandial, étaient acceptés. De même que des mesures assez régulières légèrement au-dessus des seuils, par exemple 0,96 g/L à jeun ou 1,23 g/L après les repas. Les valeurs lors d’un diabète gestationnel sont certes des références clés mais, comme vous le voyez, une certaine tolérance peut exister. 

En fait, ce que me râbachait le gynécologue, c’était d’éviter le « yoyo glycémique ». De quoi s’agit-il ? Tout simplement d’une alternance entre hypoglycémies et hyperglycémies. À la longue, ces brusques changements de niveaux de sucre dans le sang peuvent affecter le bébé. Par contre, quand cela se produit de manière isolée, ça passe. 

Je me souviens qu’un samedi soir, j’ai envoyé un mail en catastrophe à mon endocrinologue car j’avais obtenu un 0,77 g/L avant le dîner suivi d’un 1,54 g/L deux heures après. Panique totale ! Elle m’a répondu dix minutes après en me rassurant complètement car mes chiffres étaient bons par ailleurs. 

Une fois encore, je ne veux pas faire de ma situation une généralité. Les professionnels de santé qui vous entourent vous donneront un cadre à respecter.

Voilà, j’espère que cet article vous aura éclairée sur les valeurs de glycémie dans le cadre d’un diabète gestationnel !

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